Tsialonina Prospérin


En 2005, j’ai suivi une formation diplômante en entrepreneuriat et en gestion de projets innovants auprès de l’IFE dans le cadre d’une bourse AUF. Après 3 ans dans le domaine des finances et un premier échec en entrepreneuriat, j’avais ce besoin de me former et l’opportunité s’est présentée une fin d’après-midi quand je faisais des recherches d’universités sur internet après mes heures de travail. L’AUF a lancé une offre de bourse par voie de concours pour suivre des formations diplômantes à l’IFE. C’était l’offre parfaite pour moi car l’île Maurice est à 1h30 de vol d’Antananarivo et que le pays est multiculturel. La première société que j’ai montée avec des amis à Madagascar avait un bon business model. Il s’agissait d’une mini-industrie de transformation de paddy en riz et de vente. La cause de son échec reposait sur la mauvaise gestion et le manque d’outils de pilotage. Travaillant en même temps, je n’ai pas pu empêcher mon gérant à détourner des sommes importantes au point de faire tomber la société. Mon but en allant à Maurice était de maîtriser l’entrepreneuriat, être capable de flairer les opportunités, savoir anticiper les risques, renforcer mes capacités de gestion et de leadership, échanger avec les meilleurs pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Le concept de l’IFE répondait exactement à mes besoins car ils invitaient les meilleurs professeurs de différentes universités de renom de Belgique, de Canada et de France pour venir donner des cours et répartir aussitôt. Aucune autre université ne peut me donner cette opportunité qui coûte sûrement chère à l’institut. A Maurice, je me suis très vite plu et adapté. C’est un petit pays en terme de surface et de nombre de population mais qui offre tellement d’opportunités culturelles. Je me suis fait beaucoup d’amis dont certains sont eux-mêmes venus d’autres pays et venant à Maurice pour le travail, l’étude ou le tourisme. J’ai surtout beaucoup appris avec mes camarades de classe qui viennent des pays francophones d’Afrique et d’Asie. Disons que c’est en ce moment-là que j’ai commencé à monter le superbe réseau d’amis à travers le monde que j’ai jusqu’à aujourd’hui. L’île Maurice est plus avancée que notre pays en terme d’offre de services et de technologie. J’ai profité de mon séjour de 18 mois afin de côtoyer les PME mauriciennes et les entreprises anglaises/ françaises qui s’y sont implantées, pour comprendre ce qu’elles font, leur culture et esprit d’entreprise… Cela m’a beaucoup aidé à positionner mes entreprises et mettre en place d’autres façons/ méthodes de travailler.

Prospérin Tsialonina Diplômé de l’IFE – Promo 7 – 2006 www.tsialonina.consulting